Communiqué des élus MoDem des communes de La Défense :
Vendredi 4 décembre, le conseil d'administration de l'EPAD, l'organisme chargé de l'aménagement de La Défense, doit désigner un successeur à Patrick Devedjian.
Qui sera élu président à sa place ? C'est en réalité le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, qui détient la réponse. En effet, sur les 18 administrateurs de l'EPAD, 9 sont des fonctionnaires nommés par le gouvernement et 4 autres sont des élus de l'UMP.Le népotisme ne passera cependant pas : face à une très forte protestation citoyenne, Jean Sarkozy, désigné administrateur de l'EPAD par une majorité départementale aux ordres, a renoncé à se présenter.
Preuve que tout avait été fait pour réserver cette place hautement stratégique au fils du président de la République, l'Etat UMP se trouve bien en peine de trouver un autre postulant. Il n'y avait visiblement pas de "plan B" !
Un fonctionnaire pourrait, nous dit-on, occuper la place, jusqu'à la fusion (rejetée par les communes de Courbevoie, de Nanterre et de Puteaux) de l'EPAD et de l'EPASA au printemps 2010. Nous voici donc revenus 30 ans en arrière, avant les lois de décentralisation, lorsque l'Etat imposait seul ses décisions aux collectivités territoriales.
La Défense, ses 150.000 salariés et les 200.000 habitants des communes alentours méritent mieux que ces tripatouillages.
Les élus MoDem des communes concernées par le projet d'extension de La Défense (Courbevoie, La Garenne-Colombes, Nanterre et Puteaux) dénoncent la mainmise de l'Etat UMP sur le 1er quartier d'affaires d'Europe et proposent que, pour préserver l'intérêt général, la gouvernance de La Défense soit confiée à la région Ile-de-France.
(photo : Flickr)
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