Le candidat démocrate propose un projet de rénovation beaucoup plus ambitieux pour La Défense, afin d'en faire le plus grand éco-quartier d’Europe.
Le cas des habitants des Damiers, locataires de Logis Transports, filiale de la RATP, qu’on cherche à faire partir d’un site exceptionnel au profit d’un promoteur privé (le groupe Hermitage), est emblématique du développement de La Défense : du logement social et intermédiaire détruit au profit de bureaux, d'hôtels et de logements de luxe ; un délogement qui ne profite qu’aux promoteurs, sans contreparties sérieuses, ni plan de relogement clair. Le gouvernement laisse agir l’EPAD (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense) et Logis Transport est complice de ces méthodes.
Les Damiers, aujourd’hui... et qui d'autre demain ? La résidence Lorraine, place des Corolles, la résidence de l’Ancre ? Les immeubles d’habitation du quartier Gambetta intégré dans le périmètre de l’OIN (extension envisagée de La Défense, jusqu’aux rues de l’Abreuvoir et de Strasbourg à Courbevoie) ?
La rénovation du quartier d’affaires est nécessaire, mais l’extension actuelle n’est pas maîtrisée et ne construit pas une ville durable. Elle accentue le déséquilibre de la région et la dégradation de la qualité de la vie en Ile-de-France. Elle maltraite les habitants.
La Défense doit cesser d’être seulement un quartier d’affaires, surplombant les villes alentours et générant de longs trajets pendulaires. Ce territoire doit devenir un bassin de vie, pôle d’équilibre au sein de la Région.
Alain Dolium propose donc une rénovation de La Défense beaucoup plus ambitieuse, afin de faire de ce territoire de l'Ouest parisien le plus grand éco-quartier d’Europe.
Un tel projet nécessite une vraie mixité sociale, culturelle et générationnelle. Une mixité des usages, également. Il nécessite encore, et surtout, une gouvernance différente, impliquant les habitants.
Ce projet doit être porté par une véritable intercommunalité, associant l'ensemble des communes de La Défense, sur un projet urbain équilibré, co-construit et partagé. Un projet de vie respectueux des habitants, et non un projet de tours.
La Région pourra soutenir cette intercommunalité par un "contrat de territoire".
(photo : flickr)
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